dimanche 9 novembre 2014

Le transport de l'eau


  Chaque jour un humain moyen perd près d'un litre d'eau rien qu'en transpirant, lors d'un effort cette perte peut monter jusqu'à plus de 3 L.
 C'est pourquoi une hydratation suffisante et régulière est nécessaire, mais en rando il faut aussi prévoir plusieurs litres supplémentaires par jour rien que pour la cuisine. D'où cette question : comment transporter l'eau ?

 

1) La bouteille en PVC 


     La bouteille en plastique de base, relativement résistante aux chocs elle l'est en revanche beaucoup moins aux perforations. Ses grands avantages restent sa disponibilité et son prix. De plus les bouchons étant standardisés on peut sans aucun problèmes disposer de bouchons de rechange en cas de perte. On peut également les comprimer pour disposer d'une capacité de stockage de réserve.
      Ses défauts sont, une mauvaise tenue dans le temps (compensée il est vrai par la possibilité d'en changer régulièrement), l'étroitesse du goulot qui rend le remplissage parfois compliqué et la présence potentielle de toxines se libérant après plusieurs utilisations.
Bouteilles PVC

 

2) La bouteille PET






 Ces bouteilles sont fabriquées en polytéréphtalate d'éthylène (PET) au lieu du PVC des bouteilles traditionnelles, on les retrouve notamment comme contenants à soda (le PET étant étanche au CO2) ou de  jus de fruits.
  Le PET a les mêmes avantages (disponibilité, coût dérisoire, solidité) que le PVC mais est légèrement plus épais et gagne donc en résistance. De plus les bouteilles de jus ont souvent un goulot plus large ( 4 cm contre 2,5 pour ceux des bouteilles d'eau) permettant un remplissage plus facile voir leur utilisation pour contenir autre chose que de l'eau (riz, pâtes, semoule...).
Bouteilles PET

3) La gourde

     Le système le plus résistant, fabriquées en métal ou en polyéthylène alimentaire, soit dans les deux cas sans particules toxiques (du moins en théorie), les gourdes présentent néanmoins quelques défauts. Le principal étant leur poids pénalisant par rapport à une bouteille récupérée. Ainsi, un bidon de 1L en PE pèsera 200g avec sa housse (150g sans) et une gourde de 1L en métal de 150g (aluminium) à 200g (acier inox) contre à peine 20g pour une bouteille plastique de 2L.
    Reste qu'avec un rapport qualité prix correct ( de 5 à 15€ pour un volume de 1L) la gourde est un système extrêmement fiable et durable pour peu qu'on renonce à la légèreté. De plus la plupart des gourdes de modèle militaire s'emboitent dans un quart métallique permettant ainsi de gagner de l'espace.

Bidons militaires avec quart et couvercle bricolé




4) La poche à eau



      Je le dit tout de suite, je n'ai pas de poche à eau, je vais donc lister les raisons que je verrai à en prendre une ou non.
     Dans la case contre, je commencerai par le simple fait qu'il faille un emplacement pour la poche, emplacement dont tous les sacs ne disposent pas forcément, quant à installer la poche dans le même compartiment que le reste du matériel cela me ferait douter sur son bon maintien vertical. Ensuite, la poche à eau est le système le plus cher de cette sélection avec 10-15€ minimum (encore qu'à ce tarif j'ai des sérieux doutes sur la qualité par rapport à une gourde) ce qui va à contresens du but même de ce blog.
      Dans la case pour, j'aurai tendance à placer la possibilité de s'hydrater via le tuyau de la poche sans avoir à sortir une gourde/bouteille du sac, ensuite la poche à eau optimise l'espace en s’aplatissant contre le dos dans une poche dédiée, au final elle est le moins encombrant des systèmes présentés.
    Poche à eau

    5) La gourde souple de récup

        Si vous assumez vous pouvez toujours récupérer les sachets de sucre souples, les rincer, et les remplir d'eau. Vous obtenez ainsi une gourde souple, étanche (c'est le minimum quand même), d'un volume d'environ 0,5-0,75L. Pour avoir essayer, c'est un peu compliqué à remplir et encore plus pour boire dedans mais une fois vide elle se plie et ne prend plus du tout de place dans le sac.
      Oubliez pas de retirer le sucre

      Bonus

  J'ai pas osé essayer personnellement mais un de mes amis l'a fait..... Bon, vous remplissez une capote d'eau et vous buvez dedans. Je cite :"ça a un léger goût". J'en dirai pas plus, même si il faut reconnaitre que ça peut effectivement servir de réservoir d'eau d'urgence.  

 

Conclusion

    Au final, pour une randonnée à la journée avec une température normale et une difficulté moyenne 2 à 3L par personne est à prendre comme une valeur moyenne. A ce moment aucun système n'a de réel avantage sur les autres, la seule contrainte est de répartir la charge équitablement de chaque côté du sac (dans un sac à la journée l'eau représente près de la moitié du poids au départ) pour éviter un déséquilibre devenant rapidement douloureux.
    Pour une rando de plusieurs jours en revanche les avantages de chaque système ressortent davantage, d'autant qu'il faut prévoir environ 2L supplémentaires pour cuisiner. On peut donc combiner les avantages de chaque système : la poche à eau pour ne pas avoir à retourner un sac de 50L lourdement chargé dès que l'on veut boire, les bouteilles en plastique pour gagner en légèreté, la gourde pour sa solidité en cas de chute du sac. L'important étant d'arriver au bon équilibre masse/accessibilité tout en restant sur un prix raisonnable.
      Dans mon cas l'emport total est de deux bidons militaires de 1L dont un avec un quart et de 3 bouteilles en PET avec une pas toujours remplie selon les possibilités de ravitaillement en eau.
      Gardez à l'esprit que l'eau pèse lourd mais part vite et peut se trouver dans presque chaque village traversé, donc il est parfois inutile de trop se charger.
     Et gardez une capote sur vous on sait jamais.

       

     



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