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mercredi 24 février 2016

Optimisations Sac Seyntex

 J'ai acheté mon Seyntex 45L il y a maintenant presque 3 ans et j'en suis plus que satisfait, il est solide, polyvalent et offre des possibilités d'organisation fascinantes.
 Seulement il ne faut pas oublier que la solidité se paie, et surtout se pèse avec les 4 kilos sur la balance (pour plus de détails se référer à l'article que j'avais écrit pour Nopanic). C'est pourquoi j'avais dû compenser l'absence de ceinture abdominale par un bricolage avec une sangle et la bouclerie de rechange mais cela n'était vraiment pas optimal. 
 J'ai donc fini par trouver une solution pour pas cher qui est décrite dans cet article aux côtés d'autres petites optimisations.

 Tout d'abord la ceinture, le Seyntex est conçu avec un emplacement pour ceinture à passants MOLLE, cependant elle n'était pas présente quand j'ai acheté le mien (l'occasion de négocier une réduction du prix à 60€...). 
 Je m'étais fixé un budget maximal de 20€ pour intégrer une ceinture de ce type mais dans le budget prévu.
Au final en écumant Leboncoin pendant quelques mois j'ai fini par dégotter un vieux sac Decathlon d'une soixantaine de litres... Avec une ceinture abdominale amovible ! 
En forçant un peu, la ceinture se cale pile dans le logement et ne bouge plus ensuite.

 Ensuite, sur cette ceinture peut être accrochée une poche MOLLE malgré l'absence de passants dédiés, là encore l'écrasement de la mousse de la ceinture maintient tout en place.

 Cela permet de remédier à l'absence d'emplacement "vide-poches" sur le sac.

 Les autres améliorations sont plus classiques : ajout d'un sifflet sur la bretelle droite (voir première photo) et d'une pochette pour boussole sur celle de gauche, ainsi que le blocage des sangles avec des rondelles de chambre à air.


 Ensuite je me suis occupé des deux poches MOLLE latérales avec pour but de créer des supports à accès rapide.

Le résultat est une poche équipée d'un filet élastique.
 En fait un simple fil élastique et un bloqueur (le tout récupéré sur une parka).
 L'ensemble est assez résistant pour supporter le kit Petzl Tikka composé de la lampe et de 4 piles AAA de rechange le tout dans une boîte étanche (qui contenait du Nescafé à la base...).
 Le kit complet pèse 200g et une fois accroché peut être secoué dans tous les sens sans bouger.
 On peut tout aussi bien fixer n'importe quoi pourvu que cela ne dépasse pas les 500 grammes environ.


 La deuxième pochette a elle été dotée de deux bandes velcros découpées sur une paire de rollers qui partait à la poubelle.


 Le résultat une fois bouclé autour d'un filet-écharpe :
 Au quotidien je m'en sers pour verrouiller mes gants sur mon kit EDC, jusqu'à présent je n'ai jamais retrouvé mes gants ailleurs que sur la pochette.
 Enfin dernière amélioration, l'ajout d'une bande réfléchissante sur l'arrière du Seyntex. Pourquoi? Parce que beaucoup (bon pas non plus tellement hein) de randos se terminent en semi galère le long d'une route à chercher un point de repère. Donc la visibilité devient un impératif hélas difficilement conciliable avec un sac brun et un treillis kaki. Donc j'ai glissé une bande réfléchissante estampillée "La Banque des étudiants" (c'était distribué sur un salon étudiant...) dans les passants arrières du sac.

 Au final quelques améliorations qui améliorent grandement le confort de portage (enfin une vraie ceinture \o/), et optimisent le rangement et l'accès rapide. Le tout pour un coût total de 5€ pour la ceinture (avec un sac encore bon en prime) et encore 5€ pour les deux petites pochettes (vide grenier) le reste étant de la récup.

mardi 10 novembre 2015

Barres de céréales maison

L'hiver vient, et les petits creux aussi. Bonjour.

Quand il n'y a pas moyen de faire de longue pause pour préparer un vrai repas chaud par manque de temps toute l'idée est de sélectionner les aliments qui apporteront le plus de calories tout en occupant le moins de place et de poids dans le sac.
Dans cette optique l'idéal reste la barre de céréales, bien que moins énergétique que les barres chocolatées type Twix ou Mars (450 à 500 Kcal les 100 grammes) avec quelques centaines de kilocalories (rarement plus de 400), elles sont cependant plus simples à transporter (chocolat+soleil ça se pose là...).
Elles sont également légèrement plus simples à transporter que les mélanges de fruits secs qui nécessite un contenant mais qui offrent plus de possibilités de combinaisons d'ingrédients.

Mais on peut créer ses propres barres facilement et mettre absolument tout ce qu'on veut dedans, c'est le thème de l'article d'aujourd'hui.


Ingrédients pour 16 barres :
     *125g de beurre
     *250g de flocons d'avoine (ou directement du muesli)
     *75g de cassonade
     *75g de miel
     
A partir de cette base on peut ajouter 200 grammes d'à peut près n'importe quoi.
 Dans la recette présentée ici j'ai rajouté 100g de chocolat, 75 de raisins secs et une poignée d'amandes concassées. 
Au final on peut incorporer tout ce qui existe en termes de fruits secs (raisins, abricots, bananes, mangues...), graines (tournesol, amandes, noix de cajous, noix...), chocolats, miel...

1) Préchauffez le four à 180°C.
2) Faire fondre beurre, sucre et miel dans une casserole. Si on en utilise on passe également le chocolat.
3) Incorporez les flocons d'avoine.
4) Versez dans un moule carré de 20cm de côté et enfournez 25 à 30 minutes.
5) Laissez tiédir 2 minutes puis découper sans démouler.
6) Après 1 heure de refroidissement démoulez.

Au niveau budget, puisque c'est tout de même la raison d'être de ce blog :
Pour 500 grammes, soit 16 barres, maisons le coût tourne autour des 4 à 5€ selon la garniture choisie. En comparaison les barres discount (regardez pas la liste des ingrédients c'est pas conseillé...) sont à 5,50€ les 500g.
Conclusion, en cuisinant un peu on arrive à un meilleur produit (sauf si on se rate à la cuisson cela va de soi) avec les mêmes valeurs nutritives et moins cher qui plus est.
Bien que nécessitant un contenant tout comme les mélanges de fruits les barres ont moins tendance à s'écraser, elles se conservent assez longtemps pour une randonnée de plusieurs jours, 10 jours après préparation celles que j'ai fait étaient encore bonnes. 
Alors ratissez ce qui trainent et qui nourri et expérimentez, ça peut pas être mauvais!

mercredi 23 septembre 2015

Un sac en branches


Parce que même le meilleur matériel peut parfois faire défaut ou bien simplement pour le sport on peut être amené à devoir improviser un système de portage. Le sac à dos restant le système combinant le mieux répartition confortable de la charge et capacité d'emport pouvoir en fabriquer un, même de fortune, à partir de ce qu'on trouve autour de soi et dans son sac principal peut être pertinent et intéressant.
Dans cet exemple le matériel nécessaire sera :
*Branches
*Cordes
*Rondelles de chambre à air.
*Bâche.
*Tendeurs.
*Chaussettes.
*Mousqueton.
 
Tout d'abord il faut réunir quatre branches assez solides pour supporter plusieurs kilos d'équipements divers et résister aux sollicitations d'une marche (potentiellement sur terrain difficile). Ces branches seront placées en triangle avec la quatrième branche venant croiser la partie supérieure du triangle, parallèlement à celle de la base. 
La structure de cette claie improvisée tient grâce aux rondelles de chambres à air (récupérées sur les sangles d'un sac à dos par exemple).
 
On attache ensuite les cordes aux deux pointes de la base, avant de les faire passer derrière la branche horizontale du milieu (c'est plus clair avec les photos non ?) pour former des bretelles assez basses.

Les « bretelles » passent ensuite en haut de la claie et redescendent, faisant une boucle dans un mousqueton accroché à la branche centrale, avant de refaire le chemin inverse doublant chaque bretelle.
A ce stade on a donc une claie de portage improvisée totalement fonctionnelle, reste à la charger.
Duvet, hamac, bâche, kit feu, réchaud = matériel pour deux jours
Pour cela aucune limite autre que celles de l'imagination et de la physique.
Une première méthode consiste à emballer son matériel dans une bâche et à ficeler le tout à la claie avec des tendeurs.
Après ajout d'une gourde et d'un sac supplémentaire
On exploite ensuite l'espace restant de la claie pour rajouter gourde, médikit, poches externes... Bref tout ce qu'on veut garder à portée de main.
Une fois chargé, 8-10 kilos pour environ 40 L
 
Une seconde méthode implique, elle, de disposer de poches externes provenant d'un autre sac (par exemple de celui que vous avez éclaté dans les ronces 5 minutes plu tôt...) qu'on pourra fixer du mieux qu'on pourra sur la claie, la simple utilisation de poches MOLLE ou de sac F2 avec un peu de ficelle suffit à accrocher solidement la poche sur la claie.
Version légère équivalent à un sac de 30 Litres pour 5 kilos
 
Le confort étant spartiate il convient de rembourrer les bretelles en corde à l'aide de tissu, par exemple ses chaussettes de rechange.


 Ensuite, chaque élément du sac sert à installer le bivouac : les cordes servent à tenir un hamac, les tendeurs maintiennent la bâche qui remplace la tente. Bref rien n'est perdu si ce n'est l'armature en bois qui ne pèse que 500 grammes à peine.
 
"Rien ne se perd, tout se transforme"

Le lendemain matin quelques minutes suffisent à recréer la claie en refixant les cordes, mousqueton et chaussettes. Emballer le reste peut être plus long dans le cas d'un sac en bâche mais rien de bien gênant.

Ainsi on peut porter sur ce genre de « sac » plus de 8 kilos pendant deux jours à travers bois et ronces (le Morvan en été quoi) soit plus de 20 kilomètres en terrain assez accidenté et broussailleux. 
Terrain de test : forêt du Morvan

Si le sac retient bien le matériel même dans les passages de franchissements de haies/clôtures, il se ballade latéralement de façon très peu agréable, l'ajout d'une forme de ceinture serait donc à prévoir.
De plus même avec les chaussettes le confort au niveau des épaules reste très limité, les cordes ne cisaillent pas les épaules mais on sent qu'on utilise un sac bricolé. 

 
A l'aventure compagnons !
Au final une bonne méthode de portage en cas d'urgence bien que franchement peu adaptée à une utilisation sur le long terme, celle-ci se révélerait cependant possible en rajoutant quelques éléments de confort tels qu'une ceinture abdominale ou des bretelles mieux fabriquées.
En tout cas en à peine un quart d'heure on peut disposer d'un « sac » suffisant pour ranger le matériel essentiel dans le cas où le sac principal viendrait à décéder au détour d'un sentier.



jeudi 25 juin 2015

Lampe à essence


Au fond le principe de toute lampe à combustible est toujours le même : un corps inflammable qui remonte dans une mèche par capillarité avant d'être enflammé. On peut donc très facilement réaliser ses propres lampes.

Ici il faut pour seul matériel :
  •  Une bouteille en verre (pas forcément de la bière mais c'est mieux à l'étape 1).
  • Une bouteille d'essence F.         
  • Un bouchon en liège permettant de boucher la bouteille.
  • Un lacet en coton.
  • Ciseaux.
  • Vrille.                   

 Étape 1 : videz la bouteille en verre (d'où l'intérêt de la bière).

 Étape 2 : Découpez le lacet à la hauteur de la bouteille plus quelques centimètres. Découpez aussi la tête du bouchon.

 
 Étape 3 : à l'aide de la vrille percez le bouchon dans le sens vertical et passez y le lacet. 


 Étape 4 : remplir la bouteille d'essence, à moitié au maximum. Placer le bouchon de manière à ce que le bas du lacet baigne dans l'essence et que le haut dépasse de 2-3 centimètres.

 Étape 5 : Une fois que le lacet s'est bien imbibé il ne reste qu'à allumer.

 Au final chaque centimètre d'essence donnera environ 2h30 d'autonomie. Testée avec 2 cm le résultat a été 5 heures de lumière légèrement plus puissante qu'une bougie chauffe plat non modifiée et équivalente à celle d'une modifiée
 En définitive l'autonomie maximale permet de largement tenir toute une nuit avec peu d'odeur d'essence et la possibilité de tenir la lampe plus facilement qu'on ne le ferai avec une bougie. 

 En revanche le système complet pèse 200 grammes, soit autant que....15 bougies chauffe plat qui peuvent éclairer autant (après modification). Donc cette lampe n'est réellement utile que pour les longues périodes de bivouac où un éclairage de longue durée est requis, ou alors quand il n'y a tout simplement rien d'autre de disponible. 
 Il existe cependant une version plus légère de ce montage qui permet d'annuler le défaut du poids mais où l'essence est très mal confinée.
 En conclusion, une réalisation toujours bonne à prendre mais à choisir je préfère cogiter à fabriquer une lanterne pour accueillir une ou plusieurs bougies.

lundi 8 juin 2015

Modification bougie chauffe-plat


 La bougie chauffe plat fait partie de ces essentiels pratiques et qui ne coûtent presque rien (3€ les 100 chez Ikéa®), cependant sa capacité d'éclairage (ce qu'on attend d'une bougie quand même...) laisse à désirer.   
 Typiquement il est très difficile de lire à la lueur d'une telle bougie. Mais une modification simple permet d'optimiser la bougie et de d'améliorer grandement son éclairement.

 Matériel :
      *Bougies (ça n'étonnera personne).
      *Ciseau.
      *Briquet.
      *Coton.
     


1) Retirer les bougies de leur contenant en aluminium.
 Pour cela percer le fond au ciseau pour appuyer directement sur la bougie peut être nécessaire.

2) Retirer les mèches des bougies.
 On peut pousser la mèche avec un lacet, ça fait pile la bonne taille (sûrement un complot des fabricants méfiez vous on sait jamais).


3) Rouler deux mèches ensembles et les placer sur le petit socle en alu avant de la remettre dans la bougie dont on aura agrandi le trou au ciseau.


4) Avec le coton, faire une mèche que l'on enduira avec la cire récupérée en évidant les bougies et que l'on aura fait fondre dans un des contenant en alu. Placer cette mèche dans la bougie sans mèche.


5) Replacer les bougies dans leurs contenant.

De gauche à droite : normale, mèche coton, double mèche.

 Au niveau de l'autonomie, la bougie normale dure entre 4h et 4h30 (faudrait voir si une étagère Ikea® brûle plus longtemps...), tandis que la modifiée coton et la double tiennent environ 3h / 3h30 mais avec un éclairage permettant de lire et de dégager plus de chaleur.
 Au final avoir un mix entre les trois types peut se révéler une bonne idée, les normales fournissant un éclairage ambiant dans la durée tandis que les modifiées apportent une plus-value en terme de luminosité pendant un temps plus court, le tout pour un coût quasi nul et un temps de moins d'une minute par bougie réalisée.

 

jeudi 28 mai 2015

Modifications Musette F2


 Dans l'article sur la musette F2 je disais qu'en dépit de ses atouts (solidité notamment) ce sac présentait plusieurs défauts. C'est pourquoi quelques modifications ont été apportées dessus, modifications que voilà.


1) Sécurisation des sangles 

 Au vu de la quantité impressionnante  de sangles qui pendent dans tous les sens les bloquer semblait être une priorité. Donc un élastique à base de chambre à air sur chaque sangle permet de régler rapidement ce premier problème.


2) Fermeture rapide


 Le principal défaut à mon goût était le système de fermeture à boucles très peu ergonomique nécessitant de passer la sangle dans une boucle avant de verrouiller  avec un nœud. Mais en environ deux minutes si on dispose de boucles Fastex il suffit d'en passer une sur chaque sangle, puis de bloquer le surplus de sangle (avec de la chambre à air pour ceux qui suivaient pas).

 On obtient ainsi un système de fermeture rapide et pratique soit tout le contraire de celui d'origine.


3) Réduction du rabat

  L’installation des Fastex oblige néanmoins à limiter la longueur du rabat afin d'éviter que le sac posé au sol ne vienne écraser les boucles en plastique. Pour ceci il suffit tout simplement de fixer entre elles les boucles déjà présentes sur le haut du sac avec de la ficelle.
 Le rabat perd ainsi une vingtaine de centimètres plaçant ainsi les boucles sur la face avant du sac, accessibles et protégées de l'écrasement.


4) Installation d'une pochette supplémentaire

 Comme déjà dit dans l'article de base il y a moyen d'engager une pochette MOLLE sur la bretelle détachable avant de la bloquer en passant sa sangle dans l'anneau de la bretelle . On dispose ainsi d'une poche à portée de main pour y loger du petit matériel (boussole, briquet, sifflet...).

 Au final toutes ces modifications permettent de diminuer un peu le côté rustique du sac en le rapprochant un peu plus de quelque chose de moderne (sans toutefois l'égaler en confort) et de gagner quelques points dans le domaine du pratique. De plus, toute ces modifications sont totalement réversibles et prennent à peine un quart d'heure à réaliser.